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Serena Capitals précise les attentes de son fond dédié à l’IA

Dans un papier publié hier, le JDN présente les attentes du fonds d’investissement Serena Capital à l’égart des startups de l’IA. Alors que la plupart des fonds sont à l’affut du « futur Google de l’Intelligence Artificielle », Serena Capital a lancé un fonds dédié au sujet doté de 80 millions d’euros mais met en garde les candidats : « avoir les meilleurs ingénieurs ne suffira pas à sortir le meilleur produit IA ».

« Pour trouver la perle rare, les investisseurs du marché de l’IA scannent aussi d’un œil aiguisé les équipes des start-up qui leur font des pitch. Le danger à éviter : miser sur une entreprise composée à 100% de data scientist et d’ingénieurs informatiques, qui font de la tech pour de la tech comme c’est souvent le cas dans ce secteur. « Nous cherchons des formations pluridisciplinaires, dotées au minimum d’un profil business. », pointe la partenaire de Serena Capital au JDN. »
Le secteur de l’intelligence artificielle n’échappe en effet pas aux problématiques que rencontrent beaucoup de startups, au premier rang desquels on retrouve celle de monter une équipe robuste : bien souvent, l’équipe fondatrice est composée de profils business mais peine à recruter des développeurs et scientifiques ou à l’inverse, une équipe de scientifiques monte un projet trop décorrélé du business.

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Intelligence artificielle, la Chine et les USA ont déjà pris un avantage décisif

Notre partenaire média, DigitalCMO a relayé une infographie récente réalisée par le Hub Bpi : si l’intelligence artificielle est un marché en pleine progression au niveau mondial, la France semble être en retard par rapport à d’autres pays.

Les principaux analystes estiment que le marché de l’intelligence artificielle devrait atteindre les 11 milliards de dollars en 2024, grâce à une croissance exponentielle (environ +50% entre 2015 et 2020). Un marché promit à une croissance rapide, qui suscite les convoitises de tous les investisseurs. Ainsi, la Chine et les USA ont investi respectivement 5 et 4 milliards de dollars en recherche sur l’IA. Les 2 géants économiques ont semble-t-il choisi de prendre les devant sur la concurrence puisque le 3ème pays, la Corée du Sud, est à moins de 0,9 milliard de dollars d’investissements. L’avance est d’autant plus importante pour les USA que le pays de l’oncle Sam représente à lui seul plus de la moitié des startups mondiales spécialisées en IA (500 sur un total de 900).

En parallèle, on compte près de 200 investisseurs privés dans le monde et là encore, les chinois (Tencent) et les américains (Bloomberg, Samsung, Microsoft Ventures, Intel Capital) sont à pointe avec parmi les plus actifs.
Et la France dans tout ça ?

Si les startups françaises s’appuyant sur des technologies IA ne manquent pas à l’image des jeunes sociétés comme Jam, Julie Desk, ou Wit.AI, la France n’est pas à la pointe dans ce domaine. Il faut dire que l’intelligence artificielle suscite de nombreuses questions dans un pays qui n’a toujours pas trouvé la recette pour abaisser durablement son taux de chômage. L’étude du Hub Bpi révèle ainsi que l’Intelligence Artificielle est perçue comme une « menace pour l’humanité » par 65% des français. Ce taux de réponses n’est que de 22% pour les britanniques et 36% pour les américains. Il faut dire que ce sentiment est alimenté par des projections qui peuvent faire peur au monde du travail. Selon certaines sources la remise en cause de certains métiers par l’apport de l’IA est indéniable. Ainsi, en 2018, 85% des interactions client ne nécessiteraient pas d’intervention humaine, 20% du contenu des entreprises serait généré par une machine, et trois millions de travailleurs pourraient être encadrés par un robot. Donc pour la première fois l’automatisation informatique viendrait se substituer à des métiers qualifiés et des fonctions d’encadrement dans différentes départements des entreprises. Ailleurs le regard n’est pourtant pas le même. Aux Etats-Unis un secteur comme celui de la santé voit dans l’Intelligence Artificielle un moyen de mieux soigner et encadrer les malades tout en diminuant le coût des services proposés. Vu sous cet angle l’intelligence artificielle n’est pas qu’une technologie mais un ensemble de services améliorant la qualité de nombreuses prestations. Une opportunité pour une économie française qui a fait le choix de privilégier les services à l’industrie.

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Le bandeau Dreem optimise le sommeil grâce à l’intelligence artificielle

Digitalcmo nous présente la startup français Rythm, qui levait 10 millions d’euros en juin dernier. Elle a conçu un bandeau connecté, Dreem, permettant de mesurer et optimiser la qualité du sommeil grâce à l’intelligence artificielle.

Les objets connectés ont ouvert de nouvelles perspectives pour la médecine, notamment en permettant l’enregistrement des données physiques et médicales du grand public au quotidien. En se concentrant en priorité sur le sommeil, la société française Rythm promet, elle, de donner un sacré coup d’accélérateur aux neurotechnologies. En effet, la baisse générale de la qualité de sommeil est devenu un vrai problème de santé publique en France : on estime ainsi que 30% des français dorment moins de 6 heures par nuit (en deça du seuil réparateur) et 69% ont des rythmes de sommeil déréglés. Le sujet est donc très vaste, sans véritable solution médicale ou technologique et surtout le grand public est relativement peu sensibilité à son impact extrêmement négatif sur la santé.
Dreem : un condensé de technologies innovantes

La startup a développé un bandeau connecté mesurant le sommeil, proposant des programmes sonores et des conseils personnalisés sur la base des données remontées. La richesse de Dreem vient d’abord de sa capacité à collecter et restituer des datas : score de sommeil intelligent, hypnogramme détaillé, profil et tendances de sommeil, etc. Beaucoup de variables que le porteur du bandeau peut ensuite analyser depuis un dashboard web et mobile. Mais là où Dreem nous amène très loin, c’est sur l’exploitation en direct, en embarqué et en automatique de ces datas. Grâce à un ordinateur miniature et des algorithmes d’intelligence artificielle, Dreem adapte ses interactions en fonction des datas collectées. Il propose ainsi :
– des programmes sonores (musique, words, ambiance, programme de méditation, exercice de respiration) permettant de réduire le temps d’endormissement jusqu’à -30%.
– des stimulations sonores influant sur l’activité cérébrale pendant le sommeil : des « bruits roses » sont envoyés à des moments clés et rallongent, optimisent et augmentent la fréquence des périodes de sommeil profond. Cette découverte est d’ailleurs à l’origine de la création de Rythm.
– un réveil intelligent, Smart Alarm : il réveille au moment optimal en fonction de des phases de sommeil, et en toute discrétion grâce à notre technologie de conduction osseuse.

Tout au long de la conception de son bandeau, Rythm s’est entouré des meilleurs scientifiques et a collaboré avec les meilleures écoles : Bard College, ESPCI Paritech, Polytechnique et des spécialistes comme Emmanuel Mignot (Directeur du Centre du Sommeil de l’Université de Stanford) ou Christof Koch (Président de l’Institut Alen pour les Sciences du Cerveau). Les 2 levées de fonds successives ont également permis de recruter plus de 50 chercheurs et techniciens de très haut niveau. Si le bandeau est encore certainement trop cher (499€) pour envahir massivement le marché grand public, il est déjà un support scientifique exceptionnel.

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Edouard Brèthes, « Chez Google, l’intelligence artificielle, c’est du concret ! »

DigitalCMO a interviewé Edouard Brèthes, fondateur de L’Apptelier, qui analyse la stratégie IA de Google.

  • Google avait annoncé en 2016 que l’intelligence artificielle allait devenir sa première priorité, et les annonces qu’il vient de présenter semblent le confirmer. Google est-il bien devenu « IA first » ?
  • Edouard Brèthes : Chez Google, l’intelligence artificielle, c’est du concret ! Les annonces faites le 17 mai s’inscrivent effectivement dans la logique impulsée en 2016. Pour ma part, je pense que Google a fait tant d’annonces ce 17 mai qu’il ne faut pas toutes les placer au même niveau. Certaines ne sont que des pré-annonces, d’autres n’ont pour fonction que de permettre à Google de « montrer ses muscles » et certaines, plus discrètes, me paraissent essentielles.

    Je retiens en particulier le fait que Google conçoit désormais ses propres processeurs dédiés à l’IA, signe d’une volonté d’aller plus loin que leurs concurrents, à l’aide d’outils conçus sur-mesure !

    • Quel usage de l’IA par Google vous a marqué : Google Assistant ? Google Home ? Google Lens ? AutoDraw ?

    Edouard Brèthes : Je serais tenté de répondre : « aucun d’eux ! ». Les versions françaises de Google Assistant et de Google Home ne sont pas encore disponibles. Google Lens semble de prime abord n’être qu’une version plus évoluée du défunt Google Goggle et l’interêt commercial d’AutoDraw me parait limité. Non, je pense que l’usage le plus intéressant par Google de l’intelligence artificielle est dans « Google Photos », dont la popularité explose en partie grâce à ses outils de recherche ultra performants. Il s’agit là d’une application concrète de la technologie Google Lens et de leurs autres IA dédiées à l’image !

    • Google a également annoncé la sortie de plusieurs matériels, dont un nouveau casque de réalité virtuelle, alors que sa tentative avec les Google Glass a été un échec. Google s’entête-t-il dans une impasse ?

    Edouard Brèthes : Les Google Glass ne sont qu’une itération avortée sur la réalité augmentée. Il serait dommage de ne pas continuer à innover dans ce domaine, alors que la concurrence imagine depuis plusieurs années des visions prometteuses. Je pense notamment à Microsoft et ses Hololens, ou la startup MagicLeap.

    Les domaines de l’AR et de la VR sont en pleine effervescence depuis quelques années, mais cela reste encore des marchés de niches, où les investissements restent trop coûteux.

    Nous sommes à un point comparable au marché du smartphones au début des années 2000 : la technologie murie, les usages s’imaginent, mais l’iPhone de la VR reste encore à inventer !

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    Salesforce met le cap sur l’intelligence artificielle

    En juin dernier, DigitalCMO analysait une étude de Salesforce menée auprès de 3500 professionnels marketing.

    Pour renforcer son argumentation, Salesforce a présenté les résultats d’une importante étude, menée auprès de 3 500 professionnels du marketing dans le monde. Selon cette enquête, 57% des marketeurs estiment que l’intelligence artificielle est essentielle pour mieux comprendre et anticiper les attentes et les comportements d’achat des clients, ainsi que pour fonder une relation personnalisée avec chaque acheteur. Un objectif ambitieux qui s’accompagne d’un autre constat qui pourraient devenir très chronophage pour les équipes marketing : 64% des professionnels interrogés indiquent que leur entreprise a ou va développer une politique multicanal afin de couvrir l’ensemble des attentes des clients.

    Doubler le chiffre d’affaires d’ici 5 ans

    Dans ce contexte, le recours aux technologies numériques va être de plus en plus important. Et ce d’autant plus que l’enjeu est de taille : Salesforce rappelle que plus d’un consommateur sur deux est prêt à changer de marque si celle-ci ne lui propose pas une communication plus personnalisée. Pire, la proportion monte à 65% dans le domaine du BtoB.

    De fait, Salesforce en tire quatre constats essentiels. Le premier, c’est que les marketeurs doivent se préparer à une montée en puissance « sans précédent » des technologies dans leur travail au cours des deux prochaines années. Le second est lié à la persistance d’un fonctionnement « en silos », avec des équipes commerciales, services et marketing qui ne travaillent pas suffisamment ensemble, ce qui devient vraiment handicapant. Le troisième concerne justement l’organisation, que ce soit celle des services marketing en interne ou dans les modes de relation avec d’autres services, comme le commercial ou le service clientèle. Enfin, le quatrième et dernier constat porte sur la montée en puissance phénoménale de l’intelligence artificielle dans les outils du marketing, avec une progression – selon Salesforce – d’au moins 50% au cours des deux prochaines années.

    Cette « AI revolution » du marketing (selon l’expression utilisée par Salesforce, ne sera pas sans conséquence sur le développement de Salesforce. Selon son patron, Marc Benioff, le chiffre d’affaires devrait dépasser 20 milliards de dollars d’ici 5 ans, soit doubler par rapport à aujourd’hui.

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    Chiffres clés

    La prochaine révolution technologique sera porté par l’intelligence artificielle. En quelques années, l’IA est passé de concept scientifique à enjeu principal des géants numériques, startups et gouvernements.

    Un marché de 11 milliards de dollars en 2024, selon Bpifrance

    Selon une infographie de Bpifrance – Le Hub, l’intelligence artificielle représentera un marché de 11 milliards de dollars en 2024. Ce marché sera porté par une croissance de +53% entre 2015 et 2020. Le Hub s’intéresse particulièrement à l’investissement des pays dans la recherche IA : il y apparait que la Chine et les USA ont déjà pris une avance décisive sur les autres pays, investissant 5 et 4 milliards de dollars en recherche quand la 3ème nation, la Corée du Sud, est à moins d’1 milliard.

    +20% de productivité en France d’ici 2035, grâce à l’IA

    En décembre de l’année dernière, Accenture publiait une étude réalisée avec Frontier Economics. Leur projection réalisée sur les 12 pays les plus forts économiquement parlant révèle que l’IA permettra d’augmenter considérablement la croissance économique de ces pays : elle passerait de 2,6% aujourd’hui à 4,6% en 2035 au USA et de 1,7% à 2,9% en France. Accenture explique que cet impact s’explique par un effet levier très important de l’IA sur la productivité de ces pays : la productivité augmenterait ainsi de +11% (en Espagne) jusqu’à +37% (Suède) ; +20% en France.

    Plus de 1900 startups

    Dans son dernier rapport, publié le 22 août 2017, Venture Scanner a comptabilisé quelques 1917 startups dédiées à l’IA à travers 70 pays. Cet écosystème a levé au total 21 milliards de dollars, avec une levée de fonds moyenne atteignant les 22 millions d’euros. Venture Scanner précise que ce sont les applications de machine learning, algorithmes d’apprentissage, qui concentrent la majorité des investissements.

    Le machine learning, principal secteur d’investissement

    Selon McKinsey, les entreprises ont investi entre 26 et 39 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle en 2016, dont entre 20 et 30 milliards rien que pour les géants de la Tech. L’institut confirme d’ailleurs la tendance relevée par Venture Scanner : le machine learning est le principal poste d’investissement externe (entre 5 et 7 milliards de dollars), devant la vision par ordinateur, le langage naturel, les véhicules autonomes, la robotique et les agents virtuels.

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